Sebastian Giovinco : Le lutin

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Sebastian Giovinco : Le lutin

Message par GA10 le Lun 23 Avr - 16:35

Sebastian Giovinco



Un tatouage vaut plus que 1000 paroles pour décrire Sebastian Giovinco, 19ans, fantaisiste de la Juventus. Il a été primé par Guerin Sportivo comme meilleur joueur de la dernière phase finale du championnat Primavera, gagné justement par les gars de Chiarenza. « C’est l’image d’un lutin. » dit Sebastian, né à Torino, d’un papa sicilien (Bisacquino, province de Palermo) et de maman calabraise (Catanzaro Lido), en observant son mollet droit. Un symbole qui photographie à la perfection cette sympathique hérésie du calcio moderne : il mesure un peu plus de 1m60 (« je fais environ 1m65, 1m67 » dit-il, peut-être en arrachant quelques centimètres). Il a un physique minuscule mais il se glisse très vite grâce à une technique explosive. « Je n’ai pas peur du physique des défenseurs. Je suis toujours monté de catégories sans souffrir de la différence de poids et de hauteur. Si un est courageux, il s’en sort toujours. C’est tout ce qui compte. »

Beaucoup le compare à Fabrizio Miccoli pour les caractéristiques de jeu, la structure physique et la tête rasée à zéro ; »Mais je ne l’ai pas fait pour ressembler à lui. C’est seulement pour la commodité. De cette manière, je ne dois pas perdre de temps à me coiffer. »
Le tatouage sur le mollet est l’autre analogie avec l’attaquant de Benfica. « Aussi Fabrizio s’est tatoué un lutin ? » demande étonné Sebastian, en ignorant la passion pour Che Guevara du Bomber Tascabile.
« Mon idole est en réalité Ronaldinho. » Et les croissements avec les numéros 10 ne s’arrêtent pas au fuoriclasse de Barcelone. Le manager de Giovinco est en effet Franco Zavaglia, ex agent de Francesco Totti. « Mais de ces choses, c’est mon père qui s’en occupe. » papa Giovanni jouait comme défenseur dans l’équipe de Beinasco, dans la région environnante de Torino, où vit la famille Giovinco. « Un vrai sale défenseur. » plaisant Sebastian qui doit son nom à son nonno Sebastiano. « Ma maman a cependant préféré enlever le o final et cela explique la version espagnole. » Une touche exotique en pllus. La famille est complétée par le frèreGiuseppe, attaquant des Allievi Nazionali bianconeri. Ils arrivent ensemble au nouveau centre sportif de Vinovo et c’est difficile de les distinguer : de taille quasi identique, tête rasée, même teint bronzé. Quasi deux jumeaux.
Sebastian tient beaucoup à la famille. En plus au lutin, il a un autre tatouage sur le dos, à peine sous le cou : « Il y a les initiales des noms de baptêmes de nous quatre : papa, maman, Giuseppe et moi. » L’affection ne lui a cependant pas empêché de donner un petit déplaisir à son frère. « Au moment du prix, en juin, j’ai dédié celui-ci à mes parents et à ma fiancée Giada (« Je ne sais pas si c’est juste de mettre son nom, peut-être ensuite, elle se monte la tête. » s’interrompt Sebastian en riant) et j’ai oublié mon frère. Faute de l’émotion. Lui, il l’a mal pris et il s’est fâché. » Une autre impolitesse, il l’a réservée à son papa. « Le coup de jeu que je rappelle avec le plus de plaisir est le goal au Palermo en demi-finale : un conclusion à tourner, très importante pour éliminer justement l’équipe de la province de mon père. »

Michele Paolucci, le buteur de la Primavera titrée est déjà débarquée en Serie A avec l’Ascoli. Giovinco est au contraire encore dans l’équipe Primavera : « Je le savais. Je n’ai jamais pensé de monter tout de suite parce que la politique de la Juventus est très précise. On est cédé en prêt après la seconde année de Primavera. Pas avant. Une autre saison comme favori nous attend. Nous sommes toujours l’équipe à battre et nous devrons chercher d’être compétitifs comme lors de la saison passée. Pour la victoire finale, je crois que nos adversaires les plus sérieux seront Roma et Udinese, alors que dans le tour qualificatif, on devra surtout souffrir contre Torino et Atalanta. Cette année, nous avons commencé à nous entraîner tôt parce que nous avons finalisé à la finale de Supercoppa contre l’Inter, un défi qui continue d’être renvoyé à cause de tous les problèmes qui ont frappé le calcio italien dans les derniers mois. Donc nous sommes entrés en condition avec une certaine anticipation mais je ne crois pas que cela nous conditionnera. Dans cette catégorie, les modalités de préparation estivale influencent moins l’allure de l’année. De toute façon, Primavera à part, si la Serie B ouvrira quelques espaces avec Deschamps, je serai prêt. »

Le courage ne lui manque pas. Pour le comprendre, il est assez d’écouter ce que dit de lui Ciro Ferrara. « Il a débuté à s’entraîner avec nous quand il jouait encore en Beretti. » raconte l’actuel responsable du secteur jeune de la Juventus. « Même si il est très petit, il sait se faire respecter. Avec ses feintes et sa vitesse, il nous cachait le ballon et il nous faisait tourner la tête. Nous espérons qu’il reste toujours ce Giovinco là, humble et entreprenant. Nous lui avons fait seulement comprendre qu’il ne doit pas exagérer. Ainsi, chaque fois, quand il nous dribblait, peut-être avec un petit pont, nous lui avons donné quelques coups de godasses bien préparées. » Et peut-être que Ferrara et compagnie aurait frappé légèrement plus durement si ils avaient su que « le petit infidèle » supporte depuis toujours Milan et il se permit franchement de repousser la court de la Vecchia Signora quand il avait 7ans. « Je jouais dans ma première petit équipe, le San Giorgio Azzuri, périphérie de Torino et la Juve m’appela pour un petit essai. Tout se passa bien et ils me proposèrent d’entrer dans l’équipe des Pulcini. Moi, je préférai cependant refuser car je ne voulais pas bouger et abandonner la formation où il y avait mes amis. Par chance, l’année après, la Juve est revenue à la charge et à ce point, j’ai eu le bon sens d’accepter. Désormais je suis bianconero depuis 12ans. J’ai appris beaucoup. Je crois que mon point fort est le dribbling et la rapidité dans les 30 derniers mètres. Au contraire, je dois encore apprendre à me sacrifier en couverture et à courir un peu plus. »

Sûrement, si il réussira dans le grand calcio, il n’aura pas de problèmes avec les interviews. Il est réveillé et il a la phrase prête. « Je suis en troisième année d’école supérieur. Avant je faisais le géomètre. Maintenant je fréquente un institut technique pour devenir expert en télécommunication. Mais je n’ai pas encore bien compris de quoi on parle… » Pas mal. L’important est que Sebastian sache ce qu’il doit faire dans la partie de terrain adverse. Où le petit lutin paraît vraiment être le premier de classe .


Dernière édition par le Jeu 12 Juil - 21:42, édité 1 fois

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Re: Sebastian Giovinco : Le lutin

Message par Palladino le Mar 24 Avr - 11:00

magnifique article. il a l air super fort mais en plus ca a l air d etre un super bon type! forza Giovi
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Re: Sebastian Giovinco : Le lutin

Message par GA10 le Lun 4 Juin - 15:38

Auteur d’une magnifique prestation contre l’Albanie vendredi soir, Sebastian Giovinco est devenu la nouvelle sensation de l’Italie Under 21. Un petit joueur (1m 64), mais doté d’un talent énorme. Aujourd’hui, tous les observateurs lui promettent un grand avenir, à commencer par le sélectionneur italien Casiraghi et son adjoint Rocca.

Rocca: « Il a une grande sensibilité technique qui lui permet de faire avec les pieds ce que les gens normaux font avec les mains. Il est spécial parce qu’il sait adapter ces dons aux situations de match. Il est petit? Il est proportionné ainsi et puis il sait prendre le ballon de la tête parce qu’il a une bonne détente et déjà de l’expérience. Il est rapide aussi bien sur les courtes distances que sur une course plus longue et il sait anticiper le jeu. Il a les caractéristiques pour devenir un nouveau Kakà. Et puis cette histoire sur sa taille a été une motivation pour démentir tout le monde. Seba est un garçon fantastique, conscient de ses forces, mais sans pour autant s’en vanter. C’est un joueur qui rougit encore pour un simple reproche. Preuve qu’il a des qualités ».

Casiraghi: « Lui trouver une place sur le terrain n’est pas simple, mais ses qualités sont énormes. Il est unique pour sa manière naturelle d’effectuer des gestes techniques rapidement. Il est très doué aussi sur les coups francs. Mais il doit apprendre à moins perdre de ballons, à être plus présent dans le jeu et à progresser en phase défensive ».

Nous ne pouvons que lui souhaiter un grand avenir … en bianconero.

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